La place du haut Moyen Âge dans l’histoire du notariat et de la pratique notariale
Traditionnellement, les historiens du droit considèrent que l’histoire du notariat en France ne commence qu’à partir du 12e siècle, avec l’introduction du notariat public italien. Une telle affirmation suppose donc que le tabellionage romain apparaissant au 3e siècle et plus encore les praticiens du haut Moyen Âge ne répondent pas strictement aux critères permettant de les rapprocher des fonctionnaires publics, encore moins des officiers ministériels, d’autant qu’aucun d’entre eux n’est véritablement en capacité de pouvoir dresser des actes authentiques. Si le notariat moderne ne se trouve pas encore en germe durant cette période, il ne faut pas pour autant négliger la pratique de ces professionnels de l’écrit de l’Antiquité tardive et du premier Moyen Âge. L’objectif de cette communication sera de faire une nécessaire, mais rapide présentation de l’histoire du notariat jusqu’à l’époque moderne pour mieux inscrire l’apport et l’originalité de la pratique alto-médiévale, dont les instruments doivent certainement être réinterprétés dans une réflexion plus générale sur l’histoire des sources du droit. Ce qui, in fine, conduit à s’interroger sur la place du notaire, au sens générique, au cœur de la formation du droit.

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