Être une « bonne » victime ou dire sa colère : le risque d’une éviction mémorielle Les parties civiles du procès de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice
Nombreuses sont les parties civiles du procès de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice à avoir déploré une faible médiatisation au cours du mois de déposition qui leur était consacré. La distance socio-spatiale séparant Paris et Nice a été mise en avant : les victimes niçoises ne seraient pas assez distinguées pour susciter l’intérêt médiatique et mémoriel. L’article s’attache à déconstruire l’idée d’une homogénéité des victimes de l’attentat du 14 juillet 2016 et à revenir sur les normes de comportement attendues par les institutions judiciaire, médiatique, politique lors du récit des victimes de terrorisme. Normes desquelles les victimes se seraient écartées. Les défaillances des institutions policières et judiciaires pointées par celles-ci participent à la complexification du récit, rendant sa mémorialisation plus difficile.

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