« Cela aide à vivre de voir plus clair » Les lecteurs ordinaires et les récits de deuil de Simone de Beauvoir
Que peut la littérature ? Cet essai étudie la réception par des lecteurs ordinaires de deux récits de deuil de Simone de Beauvoir, Une mort très douce (1964) et La Cérémonie des adieux (1981), respectivement écrits après la mort de sa mère, Françoise de Beauvoir, et celle de Jean-Paul Sartre. Le corpus est composé d’une centaine de lettres de lectrices et lecteurs déposées à la Bibliothèque Nationale de France et envoyées dans l’année suivant la publication des œuvres. La première partie montre comment le genre autobiographique, et plus spécifiquement le récit de deuil, conditionne la réception des récits, de manière d’autant plus marquée chez une auteure qui a constamment affirmé son souhait de « communiquer » avec ses lecteurs à travers ses œuvres. Ensuite, l’étude du contenu des lettres éclaire les sentiments, les émotions et les questionnements exprimés par les lecteurs, sensibles également à l’écriture de l’auteure. Enfin l’ouvrage propose une réflexion sur la conception de la littérature révélée par la réception de ces deux récits et plus largement sur « ce que fait la littérature » : leur lecture apporte une consolation dont il s’agit d’éclairer l’origine.

Ce travail est disponible sous licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International, sauf mention contraire.
Comment citer
Sommaire
|
Informations
|
|
|
Introduction générale
|
|
|
Chapitre 1. La (spécificité de) la réception du récit de deuil
|
|
|
Chapitre 2. Paroles de lecteurs ordinaires
|
|
|
Chapitre 3. Les consolations de la fraternité
|
|
|
Conclusion générale
|
|
|
Références bibliographiques
|