« On touche à tout » : de la polyvalence comme enrichissement du travail
Le travail des agents des routes se caractérise d’abord par la polyvalence. C’est ce qui ressort des interviews réalisées auprès des trois agents d’exploitation. Nous avons vu dans la première section qu’ils effectuaient selon les saisons des activités variées qui nécessitaient différentes compétences. Citons un nouvel extrait d’entretien qui vient l’illustrer :
Déjà le déneigement, la plus grosse partie en hiver. Quand on a un hiver. Pas comme cette année. On est d’astreinte, on a à peu près six ou sept astreintes dans l’hiver. À quelque chose près. Et puis quand ils ont besoin, ils appellent, on sort avec les camions. On est deux par camion. [...] Après en été, on fait déjà le ramassage de printemps : ramasser tous les déchets que les gens balancent par les fenêtres. On fait de l’entretien de route. Tout ce qui est nid-de-poule, on fait du blow patcher, du point-à-temps, de l’enrobé à froid, des choses comme ça. On fait de l’enrobé à chaud aussi. Et puis, les gros… le fauchage.
On pourrait les qualifier de « touche-à-tout » pour reprendre le mot d’un des agents. Ils sont conduits à réaliser différents travaux manuels dont quelques-uns sont énumérés par un autre agent pour montrer que c’est un métier « vaste au possible » :
C’est vaste au possible ! Que ce soit, on est aussi bien amené à faire de la maçonnerie que des travaux de paysagiste aussi puisque tout ce qui va être élagage, un arbre qui tombe ce n’est même plus de l’élagage c’est du bûcheronnage. Que ce soit la signalisation : changer les panneaux, allez replanter un panneau donc maçonnerie, boulonnerie et tout. La peinture. Voilà, refaire un accotement ça reprend aussi sur le domaine de l’espace vert, ce n’est pas tirer une pelouse, mais bon. [...] Pour moi, c’est un panel… ça reprend aussi bien beaucoup de techniques de l’espace vert. Que ce soit maçonnerie, terrassement… tout ce qui est végétaux, abattage, bûcheronnage. Un petit peu d’élagage même si en général c’est le, tout ce qui va être élagage le plus souvent ça va être le camion du parc qui vient avec le lamier. Là, on est quatre ou cinq derrières et puis c’est le broyeur. Donc… plus un qui joue de la tronçonneuse. Puisque le lamier, lui, il passe et il débite tout ce qu’il peut. Mais c’est large. Quand on n’y est pas, on ne le pense pas. Voilà ! Plus tout ce qui est entretien et nettoyage courant. Ça va aussi bien d’aller ramasser un bout de tôle qui traîne dans le talus comme aller mettre un coup de balai parce que le paysan du coin est passé avec sa remorque de foin et puis il a foutu une botte de paille par terre. Voilà, il ramasse la botte de paille, mais tout ce qui est autour il le laisse [petit rire de l’enquêté].
Cette polyvalence du travail n’est pas considérée comme un facteur de risque ; bien au contraire, elle est appréciée par l’agent. Elle lui confère, malgré le cadre prescrit de son activité, une certaine autonomie au quotidien dans son organisation de travail. Elle lui permet de traiter une situation qui présente un caractère d’urgence ou de s’atteler à une autre activité que celle prévue et reportée pour des raisons météorologiques :
Il faut vraiment être polyvalent je pense sur tous les types de tâches et tout au long de l’année. Il suffit qu’il fasse un vrai temps de merde et que l’on ne puisse pas faire le chantier prévu initialement. On va dire : « ben tiens, au lieu d’aller changer les panneaux, ceux qui sont vraiment les plus critiques, plutôt que d’en avoir… une fois arrivée vraiment la mauvaise saison en fin d’année, on va vraiment se relancer sur tout ce qui est signalisation plutôt que d’en avoir une liste… » et d’être obligé de cavaler, être obligé de mettre tous les agents d’un centre sur le même chantier.
Cette latitude décisionnelle sur le contenu du temps de travail (déjà évoquée supra) compense la pénibilité de certaines tâches. Le rythme est soutenu, le corps est mis à l’épreuve, mais l’agent peut suspendre le premier et préserver le second, car il n’est pas soumis, ni à la cadence de travail, ni aux routines de travail qu’impose la chaîne à l’usine. La fatigue semble moins ressentie lorsque l’on ne fait « jamais la même chose » :
— Moi je ne vais pas au boulot en marche arrière. J’aime même bien aller au boulot. Je vous dis, on n’a pas un boulot trop fatigant non plus. Ce n’est pas comme en usine. Au bord de la route, si on a envie de s’arrêter, on s’arrête. On bosse, mais on discute, ce n’est pas comme en usine. En usine, vous êtes derrière votre machine, vous ne voyez personne. Moi j’y ai travaillé en usine. J’ai travaillé à la fromagerie. À 17 ans, avant d’aller à l’armée, ce n’était pas pareil. Il fallait suivre. Quand vous moulez des fromages. Ils passent devant, et quand vous n’avez pas assez vite, la bassine se renverse parce que l’autre pousse derrière… mais j’aimais bien, c’était une bonne ambiance aussi. Mais ce n’est pas pareil. Vous commencez le matin à 4h jusqu’à 13h. Et là, vous ne voyez personne. Si, vous avez le collègue à côté, mais vous n’avez pas le temps de lui parler. Ce n’est pas pareil l’usine.
[Enquêteur] — Là, c’est mieux ?
— C’est mieux. Et puis on ne fait pas tout le temps la même chose. Un coup, vous allez reboucher un trou. Un autre coup, vous allez faire de la maçonnerie pour un pont qui a une pierre de cassée. Refaire un pont. Après, vous allez… vous ne faites jamais la même chose.
Il n’en est pas autrement pour le travail administratif aux dires de la secrétaire d’une ADA. Si elle reconnaît la charge de travail occasionnée par la polyvalence de son activité, elle défend dans le même temps cet aspect de son travail qui lui permet de l’apprécier.
« Notre lot de pénibilités » : de la pénibilité au travail et des réponses pour la prévenir
On ne saurait pour autant minorer la pénibilité du travail des agents des routes. Ces derniers sont, comme les agents des collèges, affectés par des problèmes de santé physique dus à des activités répétitives qui éprouvent les corps. Ils peuvent être assez rapidement diminués dans leur travail par des affections périarticulaires, comme le rappelle l’infirmière de prévention :
En entretien infirmier, on prend tous les antécédents personnels héréditaires, etc., on fait un peu le tour sur leur situation personnelle. Pourquoi, parce que quand ils ont un souci, je vais prendre des agents des routes par exemple qui ont déjà des douleurs articulaires à 35 ans, où là c’est important que je voie qu’ils sont agents des routes et toutes les missions qu’ils font. Les missions techniques, et puis de dire « vous avez déjà tout ça à 35 ans, faites attention ! Réfléchissez ! », alors je ne leur dis pas comme ça bien entendu mais le but de les faire réfléchir et de les préparer sur le fait qu’ils ne pourront pas terminer leur carrière en étant agent technique. Parce qu’ils ont déjà des grosses douleurs, pas tous, heureusement. S’ils ont déjà des grosses douleurs à 35 ans, ils n’arriveront pas à tenir jusqu’à 65 ans en tant qu’agents techniques.
D’autant plus qu’avec l’âge et l’ancienneté dans le métier, les corps deviennent plus fragiles, plus exposés aux TMS, qu’ils endurent plus difficilement les gestes répétitifs et supportent moins la chaleur.
[Agent 1] Et puis c’est du travail dur. Les gars qui ont eu des lumbagos, ce sont des gars qui arrivent à 59 ans ou 57 ans. Alors travailler sous les grosses chaleurs et puis toujours le même mouvement.
[Agent 2] Le plus gros risque c’est la chaleur. Le risque de la chaleur et puis pour les agents, les gestes répétitifs. Quand ils sont au point-à-temps il faut piocher, toc toc toc…
[Agent 3] Après travailler sous les grosses chaleurs c’est de pire en pire. On nous fait travailler… là j’ai travaillé sous des journées à 42°.
On ne peut minorer la dureté de leurs conditions de travail même si les agents n’en font pas grand cas du fait qu’elle est incorporée comme élément structurant de leur identité professionnelle sexuée. Il s’agit de stratégies classiques déjà observées dans les collectifs constitués majoritairement d’hommes qui « se structurent autour du déni de la peur, de la vulnérabilité et de la souffrance masculine » (Molinier et Flottes, 2012, p. 75). La pénibilité du travail n’est pas pour autant invisible pour ce responsable d’ADA qui évoque un « lot de pénibilités » :
Oui forcément, vous maniez des pelles, vous maniez… oui, c’est pénible. Après le matériel évolue. On essaie de pallier la pénibilité du travail. Maintenant il y a quand même, voilà, là, on faisait du salage à la main, là, on a un tapis gravillonneur, on l’a testé, les gars sont super contents. Dès que l’on peut améliorer les choses on le fait, mais c’est dur, non, voilà. Mais je ne pense pas qu’ils vont vous dire que ça ne s’améliore pas. Ou alors ils sont quand même de mauvaise foi… mais ça reste, voilà, les panneaux font 26 kg, il faut les soulever. Quand en hiver, il faut aller mettre les barrières de dégel, vous avez une obligation de mettre le panneau qui va bien, et puis le panneau du dessus. On en a même discuté pour essayer de voir si on ne pouvait pas mettre un message sur un même truc, pour le mettre sur un même panneau. Parce que voilà, ce sera peut-être moins lourd que trois ou quatre panneaux, mais non, réglementairement pour l’instant on nous dit non. Bon ben, 26 kg il fait le machin. Alors il faut les soulever les 26 kg et puis il faut les soulever, il y en a plusieurs à mettre. Et puis il faut les enlever à la fin d’hiver donc oui, forcément qu’il y a de la pénibilité. Vous allez couper un arbre, il faut enlever le tronc parce qu’il est au milieu de la route. Oui c’est pénible. Il faut du sable, il faut faire du sable, oui. C’est un travail manuel. Mais on essaie de mettre de plus en plus de motorisations ou d’autres choses. Après les tracteurs, avant ils n’étaient pas climatisés, maintenant on essaie de les climatiser. Dans les Kangoo, on n’a pas encore réussi à faire comprendre au directeur que l’on est quand même souvent dans les voitures donc c’est gentil, mais… maintenant il fait quand même de plus en plus chaud et bon ce n’est encore pas… c’est plus cher donc ce n’est pas… voilà. Donc oui, quand c’est l’été, c’est pénible. On a des dispositifs fortes chaleurs. C’est pareil, quand vous faites de l’enrobé à 60° et puis qu’il y a 40° au sol, oui. C’est pénible. Vous allez faire des travaux dans les talus, c’est pénible. Vous allez ramasser des déchets, ce qu’il y a dedans, c’est pénible. C’est notre lot de pénibilités.
On a donc affaire à des métiers exigeants physiquement, mais dont les conditions matérielles s’améliorent. L’attention portée à la santé et à la sécurité du travail se traduit par un perfectionnement des équipements et une modernisation des matériels. Des groupes de travail qui associent les chefs d’équipe sont mis en place pour répondre au mieux aux besoins du terrain. Il ne faut plus « pleurer pour avoir une paire de gants », pour obtenir des équipements de protection, pour renouveler les matériels vieillissants. Pour ce chef d’équipe, le travail a beaucoup évolué.
— On a travaillé à l’ancienne à la DDE. On avait un rabot, vous savez, à la VH le rabot. Maintenant c’est hydraulique. Et c’était un truc à pales. Donc chaque fois que l’on rabotait, l’accompagnateur descendait, il faisait ça et le rabot tombait. Et quand on avait fini, on avait un treuil à câble. Alors… la saleuse, ce n’était pas une saleuse portée comme on a. [...] Les saleuses portées, commandées avec des manettes électriques, impeccable ! On règle le grammage, la largeur de la route. On peut, s’il y a des camions bloqués dans une côte, on peut mettre en manuel pour que ça débite bien. Les premières épareuses, ça a évolué, il y avait quatre manettes alors que maintenant il n’y en a plus qu’une. On travaillait en croix. Le fait de faire ça, ça élimine les quatre autres manettes. Et c’était à câbles. Maintenant la machine est électrique. Donc ça a beaucoup évolué. Les sièges ergonomiques… on est bien assis, la position du dos. Et puis ils tournent un petit peu pour ne pas que l’on ait toujours… [...] Parce qu’au début, la colonne vertébrale est vrillée. On a eu des problèmes de dos et de cervicales. Maintenant ça a évolué. Ça a beaucoup évolué. Qu’est-ce que je veux dire ? Le matériel, avant on avait des vieux camions, maintenant on a des camions en tribenne. On a des petits pick-up. Le matériel a évolué. Des bonnes voitures. Qu’est-ce que l’on a… ? Avant on travaillait à la main maintenant on loue plus facilement une mini pelle pour curer un fossé.
— Plus de sécurité et puis les agents, moins de risques pour nous. Et puis moins fatigant, moins bruyant. Ils ont travaillé surtout sur les décibels. Ça a vachement, oui en 35 ans ça a évolué.
Les agents d’exploitation interviewés confirment les effets positifs de cette modernisation de l’outil de travail. Certains ont pu aussi, à titre expérimental, bénéficier d’un dispositif développé par le service QVT pour prévenir les risques physiques : « le réveil musculaire ».
Les agents des routes, on a fait un test sur une agence départementale où l’on a fait faire aux agents donc le réveil musculaire. Donc c’était une petite formation d’une journée avec une ostéopathe qui expliquait du coup, qui montrait des exercices pour le début de journée. Et puis elle est revenue sur le terrain deux semaines après pour voir si chaque centre, si les agents entre guillemets faisaient bien, réalisaient bien les mouvements, s’il y avait une question par rapport au geste, etc., et puis du coup cette expérimentation-là, d’après ce que j’ai compris, va être refaite sur d’autres agences. [...] Mais il faut du temps, il faut un budget et puis il faut les moyens humains aussi pour pouvoir faire ce genre d’initiative.
Nous n’avons pas eu de retours sur ce dispositif et nous ne savons pas si l’expérimentation a été étendue à d’autres agences. Mais ce type de dispositif n’apporte aucune réponse aux chefs d’équipe qui doivent organiser le travail dans des équipes restreintes, dans un double sens, puisque celles-ci fonctionnent le plus souvent avec un effectif calculé au minimum qu’une seule absence peut rapidement impacter et qu’elles comptent habituellement des agents avec des restrictions médicales.
De la difficulté d’organiser le travail dans des équipes restreintes
Un souci redondant dans le discours d’un des agents d’exploitation rencontrés tient dans l’organisation de leur activité par des personnes qui ne sont pas sur le terrain. De son point de vue, il faudrait laisser aux chefs d’équipe, qui sont au plus près des agents, le travail d’organisation sans interférences des strates managériales à distance (voir infra). Encore faut-il leur en donner les moyens, ce dont ce chef d’équipe dit ne pas suffisamment disposer puisqu’il lui faut faire plus avec toujours moins :
C’est la première année en 35 ans que j’ai une année de merde. C’est vrai ! Une année de merde que j’ai eue. On nous donne de plus en plus et on a de moins en moins de gars. J’ai un gars qui est arrêté, ça fait un an. Il est à la débroussailleuse, il y a eu de grosses chaleurs, il a fait comme une insolation. Parce que la clim’ ne marchait plus. Il s’est senti mal, il s’est mis à l’ombre d’une forêt. Il a descendu il a glissé, le pied s’est raccroché après le marchepied, le pied à l’équerre. Un an en accident du travail. Là, il devait reprendre le 28 août et comme il lui restait des congés, compte épargne temps, donc jusqu’au 31 décembre on ne le verra plus. Et il a l’âge de la retraite. Donc pendant un an il n’a pas été remplacé donc on est quatre agents. Donc c’est compliqué parce qu’il y a de plus en plus de travail et de moins en moins d’agents.
L’absentéisme pèse sur les équipes de travail, équipes qui sont par ailleurs déjà affaiblies par les agents qui se voient notifier des restrictions médicales. Comme pour le secteur des collèges, celui des routes est touché par la problématique des inaptitudes :
Alors ça va être beaucoup les agents des routes et des agents des collèges. Surtout c’est une population à usure physique. C’est des postes très physiques et puis on note également, dans ces secteurs-là, un vieillissement de la population. Donc du coup ça se répercute sur, comment dire, au niveau des restrictions médicales, on a de plus en plus de restrictions médicales dans ces secteurs-là qui se répercutent sur les équipes.
La difficulté pour la direction des routes est alors d’organiser le travail avec des agents déclarés aptes à travailler, mais inaptes sur plusieurs tâches :
On adapte. On est globalement en difficulté sur certains agents ou à des moments on estime que c’est de l’inaptitude et quand on voit, alors je ne sais pas si c’est le bon terme, quand on voit le comité médical le retour est toujours apte. J’ai déjà eu une fiche, j’ai un agent on n’arrive pas à sortir. Il est apte à son poste, mais en fait il peut simplement conduire un camion et faire de la peinture. Donc… il est inapte et c’est délicat parce qu’en fait l’agent on ne peut quasiment rien lui faire faire, ce n’est pas bien pour lui et puis c’est un agent en moins pour nous quoi. Et ça on est en difficulté pour traiter certains cas.
Il revient alors aux chefs d’équipe de distribuer le travail et de répartir la charge en tenant compte des restrictions médicales avec le danger que la compensation par le collectif nuise à l’équilibre et dégrade l’ambiance de travail. C’est le risque pointé par un chef d’équipe qui voit ainsi poindre des jalousies lorsqu’il se voit contraint d’aménager l’activité d’un agent en lui fixant uniquement des travaux d’atelier :
[Enquêteur] — Et vous voyez des restrictions médicales chez les agents ?
— Oui. Oui, j’ai un gars, le gars qui est soudeur justement, il a eu une triple entorse. Donc il s’est fait opérer des ligaments par ceux qui opèrent les footballeurs de Nancy. C’est la clinique de je ne sais plus où. Pourtant ce sont des professionnels, et bien ils l’ont raté. Alors il a des restrictions. Il ne peut pas aller dans les talus. Il ne peut pas monter sur une échelle. Monter sur la saleuse. Il a des restrictions. Alors ça, ça fait de la jalousie. Alors je le laisse à l’atelier pour lui donner des bricoles. Mais les jeunes sont jaloux de lui. Ils ont l’impression qu’il ne fait rien. Alors qu’il fait son boulot comme les autres.
[Enquêteur] — Oui. C’est juste qu’il ne peut pas…
— Voilà. Et on a eu un chef d’ADA, il lui a dit : « attention, vous avez des restrictions, il faut respecter les restrictions. S’il arrive un pépin c’est vous qui êtes responsable »… C’est le chef d’équipe.
Ce sont aux managers de proximité de trouver les solutions pour à la fois protéger les salariés « déficients » au sein de leur équipe et préserver la cohésion du collectif de travail que la gestion des inaptitudes peut remettre en cause.