Quatrième partie
Le regroupement intercommunal a été ces dernières décennies un enjeu important pour les villes petites et moyennes toujours soumises à intégrer des territoires administratifs plus larges. La contribution de Chloé Devez revient précisément sur les stratégies des acteurs politiques locaux engagés dans la coopération intercommunale pour ne pas se faire absorber par d’autres entités déjà constituées. La volonté des acteurs locaux est celle de préserver une gouvernance horizontale participant d’une certaine manière à exister en tant que territoire distinct dans la compétition territoriale à l’œuvre. Ces transformations politico-administratives ne sont pas sans conséquence sur le travail des agents, comme l’analyse finement Victor Lecomte. En effet, il montre comment les nouvelles contraintes institutionnelles recomposent les tâches quotidiennes des agents et restructurent les services auxquels elles appartiennent, interrogeant en filigrane le rapport des agents à leurs pratiques professionnelles et leurs relations aux administrés. De leur côté, Hugo Bertillot et Damien Vanneste reviennent sur la fabrique d’un territoire intercommunal, organisé autour d’un label distinctif quant aux politiques seniors mises en œuvre localement. Si le territoire intercommunal ne fait pas nécessairement sens pour les habitants, il est pourtant le support d’initiatives multiples à destination des personnes âgées, lui conférant le statut de territoire « ami des aînés ».