Partie 2.
Si l’entrée par le déclin est souvent privilégiée pour décrire les villes petites et moyennes, les contributions présentées dans cette partie vont au-delà de cette analyse. Les différents territoires étudiés illustrent les formes plurielles de reconversion engagées par les acteurs investis dans ces espaces situés à l’ombre des métropoles et pour certains fortement touchés par la désindustrialisation. Par exemple, en Lorraine, Audrey Brantonne décrit de quelle manière le déclin se lit au prisme de caractéristiques socio-économiques, mais aussi morphologiques comme la vacance des bâtiments ou leur délabrement ; une des actions engagées pouvant être alors l’effacement des stigmates du passé et une valorisation des espaces laissés vides comme processus de la revitalisation. Ailleurs, à Thiers par exemple, comme le décrivent Sacha Leduc, Agnès Roche et Élie Guéraut, l’expérimentation « Territoire zéro chômeur » vise l’éradication du chômage de longue durée tout en contribuant à l’insertion des populations en grande précarité. Dans un autre registre, c’est l’attractivité d’une métropole, celle de Dakar, et l’étalement urbain qui créent la nécessité de repenser les activités économiques et sociales du territoire périphérique. Serigne Abdou Lahat Ndiaye analyse en ce sens la reconversion des terres agricoles et, dans un même temps, celle, plus ou moins contrainte, des agriculteurs au vu de la tension foncière qui s’exerce sur ce territoire.