Show cover
Cover of The Metaphysical Shudder of the Detective Novel  (E. Jardon, 2024) Show/hide cover

Contributeurs

Charlotte Arnautou est maître de conférences à l’Université d’Artois. Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Lyon, elle a soutenu en 2019 une thèse à Sorbonne Université, sous la direction d’Alexis Tadié, portant sur les rapports entre la fiction populaire et le monde des idées édouardien à partir de l’œuvre de l’écrivain et journaliste G. K. Chesterton. Elle travaille actuellement sur l’évolution de la représentation des villainesses dans la culture populaire fin-de-siècle et de la première moitié du 20e siècle.

Isabelle Boof-Vermesse est maître de conférences à l’Université de Lille où elle enseigne la littérature américaine et les études culturelles. Spécialiste de littérature de genre, elle travaille sur le roman policier et la fiction spéculative. Elle a publié plusieurs articles sur Raymond Chandler, Dashiell Hammett et James Ellroy. Elle a également travaillé sur William Gibson, Chuck Palahniuk, et China Miéville. Elle a co-dirigé plusieurs ouvrages sur le posthumain et la figure de la machine, dont le plus récent, avec Jean-François Chassay, L’Âge des postmachines, est paru aux Presses universitaires de Montréal, collection Cavales, en 2020.

Annie Bourguignon est professeure émérite à l’Université de Lorraine. Ses principaux domaines de recherche sont la littérature scandinave des 19e et 20e siècles, l’œuvre d’August Strindberg, la littérature non fictionnelle et la littérature comparée. Outre de nombreux articles liés à ces différents sujets, elle a publié Le Reportage d’écrivain. Étude d’un phénomène littéraire à partir de textes suédois et d’autres textes scandinaves (Peter Lang, 2004). Elle a traduit en français et édité Le Chemin de Damas I d’August Strindberg (Classiques Garnier, 2015).

Suzanne Bray est professeure de littérature et civilisation britanniques à l’Université Catholique de Lille. Elle est spécialiste de l’histoire des idées religieuses au Royaume-Uni au 20siècle (Dorothy L. Sayers, C. S. Lewis, G. K. Chesterton et Charles Williams). Ses recherches portent sur le roman policier, le fantastique, la littérature jeunesse et sur les rapports entre les médias et la religion en Angleterre. Entre autres ouvrages, elle est l’auteur de À travers l’armoire magique : C. S. Lewis et l’univers de Narnia (Farel, 2005), C. S. Lewis ou la vocation d’un best-seller (Imago, 2007) et An Ecclesiastical Abdication Crisis (CreateSpace, 2013).

Isabelle Rachel Casta est professeure émérite à l’Université d’Artois. Ses principales thématiques de recherche portent sur les littératures noire, fantastique et criminelle, les cultures sérielles et la littérature pour « young adult » (dark fantasy). Elle a récemment préparé avec Paul Bleton le troisième volume des Séries policières (Minard-Garnier), et a dirigé le septième numéro en ligne de Cultural Express (« Peut-on sauver le passé ? Imaginaires et récits contre-factuels », 2022).

Michèle Cohen-Halimi est professeure de philosophie à l’Université de Paris 8. Elle est spécialiste de philosophie allemande moderne et contemporaine (Kant, Nietzsche, École de Francfort). Elle dirige la collection « Critique de la politique » aux éditions Klincksieck. Entre autres ouvrages, elle est l’auteur de Les Grandeurs intensives, chapitre deux (Eric Pesty éditeur, 2022), L’Action à distance. Essai sur le jeune Nietzschepolitique (Nous, 2021) et Le Cas Trawny, co-écrit avec Francis Cohen (Sens & Tonka, 2015). Parmi ses traductions figure le recueil des essais radiophoniques d’Ingeborg Bachmann, Le Dicible et l’Indicible, publié chez Ypsilon en 2017 (réédition augmentée en 2023).

Nicolas Freeling se décrivait comme « le plus européen des écrivains anglais ». À juste titre, puisque ses études et un premier métier comme chef cuisinier l’amenèrent à vivre dans quelques-unes des grandes villes du continent. Une erreur judiciaire en Hollande, où il passa quelques semaines en prison, précipita l’écriture de son premier roman, Love in Amsterdam, qui inaugura en 1962 le cycle consacré aux enquêtes de l’inspecteur Piet Van der Valk. La patience, l’empathie et la finesse psychologique dont le personnage fait preuve pour confondre le coupable lui valent le surnom de « Maigret hollandais ». Plusieurs fois incarné à l’écran, le protagoniste rendit son créateur célèbre et lui permit de se distinguer très tôt auprès de la critique et de ses pairs : Freeling fut récompensé du Gold Dagger Award 1963 pour Gun Before Butter, meilleur roman de l’année au Royaume-Uni ; du Grand Prix de Littérature Policière 1965 pour le même roman, sous le titre Frontière belge, en France ; et d’un Edgar Allan Poe du meilleur roman pour The King of the Rainy Country en 1967 aux États-Unis. L’œuvre de l’auteur est riche et diversifiée, comptant près d’une trentaine de romans policiers, des recueils de nouvelles, une autobiographie (The Kitchen Book, 1970), des livres de recettes et la collection d’essais littéraires Criminal Convictions, publiée en 1994. Né à Londres le 3 mars 1927, Nicolas Freeling s’est éteint à Mutzig, près de Strasbourg, le 20 juillet 2003.

François Guérif1 est la référence en matière de roman policier dans le monde de l’édition français. Fondateur et directeur littéraire de la collection « Rivages/Noir », François Guérif a œuvré pendant plus de trente ans en infatigable défenseur et promoteur de talents, souvent négligés outre-Atlantique. Il est ainsi devenu le principal acteur du rayonnement du polar américain en France. On lui doit notamment la découverte en français d’inédits de William R. Burnett, de Robert Bloch, ou encore du très prolifique Donald E. Westlake ; on lui doit également la redécouverte, grâce à de nouvelles traductions complètes, de Jim Thompson, David Goodis et William Irish ; et surtout la révélation de James Ellroy en 1987. Les États-Unis ont couronné ses mérites d’un Ellery Queen Award en 1997. François Guérif est aussi l’auteur d’une thèse sur le cinéma de science-fiction américain, de multiples monographies d’écrivains, de cinéastes et d’acteurs célèbres, ainsi que de nombreux ouvrages spécialisés sur le cinéma, dont Le Film noir américain (1979) et Le Cinéma policier français (1981). Après un passionnant recueil d’entretiens avec Philippe Blanchet (Du polar, Payot/Rivages, 2013), François Guérif a poursuivi en 2015 son engagement pour la mémoire culturelle collective du polar en cédant gracieusement une quarantaine d’années de sa correspondance privée avec ses amis écrivains, français et étrangers, à la Bibliothèque nationale de France. Depuis 2017, François Guérif a rejoint les éditions Gallmeister, spécialisées en littérature nord-américaine.

Maxime Leroy est professeur à l’Université de Haute-Alsace, à Mulhouse. Son travail porte sur la fiction victorienne, en particulier l’étude du paratexte textuel et iconographique (préfaces, illustrations), ainsi que sur la presse illustrée. Il est l’auteur de A Study of Authorial Illustration: The Magic Window (Cambridge Scholars Publishing, 2019).

Dominique Meyer-Bolzingerest maîtresse de conférences émérite en littérature française à l’Université de Haute-Alsace, Institut de recherches en Langues et Littératures Européennes (ILLE, UR 4363). Spécialiste de l’enquête, qu’elle étudie d’un point de vue épistémologique et poétique, elle s’intéresse tout particulièrement aux méthodes d’investigation fictive et à l’imaginaire de l’enquête, ainsi qu’aux mutations du récit policier contemporain. Elle est l’auteur de La Méthode de Sherlock Holmes, de la clinique à la critique (Éditions Campagne Première, 2012). En juillet 2019, elle a dirigé à Cérisy le colloque « Raconter l’enquête, une forme pour les récits du XXIe siècle ? ».

Alistair Rolls est maître de conférences en littérature française des 20e et 21e siècles à l’Université de Newcastle en Australie. Il est spécialiste de Boris Vian, de littérature policière française, notamment de la Série Noire, et du fétichisme comme démarche critique. Dans sa dernière monographie, Agatha Christie and New Directions in Reading Detective Fiction (Routledge, 2022), il lie critique policière (Pierre Bayard) et théories narratologiques pour mettre en évidence des dénouements alternatifs à quelques-unes des intrigues les plus célèbres de la reine du crime. Il est également co-éditeur, avec Stewart King et Jesper Gulddal, de Criminal Moves: Modes of Mobility in Crime Fiction (2019) et de The Cambridge Companion to World Crime Fiction (2022).

Benoît Tadié est professeur d’études américaines à l’Université Paris Nanterre. Entre autres ouvrages, il est l’auteur de Le Polar américain, la modernité et le mal (Puf, 2006) et de Front criminel : une histoire du polar américain de 1919 à nos jours (Puf, 2018). Il a édité un recueil de cinq romans de W. R. Burnett, Underworld : romans noirs (Gallimard, collection « Quarto », 2019) et préfacé la réédition de deux autres du même auteur (Little Caesar et Goodbye Chicago 1928 : Fin d’une époque) dans la Série noire (2020). Il a également préfacé et co-traduit un recueil de nouvelles de Horace McCoy, Les Rangers du ciel (Série noire, 2022), et édité un recueil de romans, nouvelles et articles du même auteur (Romans noirs, Gallimard, collection « Quarto », 2023). Dernièrement, il a retraduit et préfacé Le Grand Sommeil de Raymond Chandler (Série noire, 2023).

  1. 1Cette note biographique et celle de Nicolas Freeling qui la précède ont été rédigées par l’éditrice.