Cet article met en rapport la représentation du territoire brossée par ce film avec les récentes tentatives de construction d’une nouvelle image de la ville. À l’heure où les territoires cherchent à faire de leur nom une marque territoriale (Corbillé, 2013), le titre du film, qui, en se résumant au nom de la ville semble s’approprier ce nom, nous a paru un premier élément significatif pour établir ce rapport. En effet, d’une part c’est par le mot qui le désigne que le territoire advient comme entité reconnue (Raoul, 2017) et nous pensons à la suite de certains travaux que l’espace urbain (et non seulement l’image qu’une ville renvoie) s’édifie aussi à travers le langage, à travers le processus de dénomination de l’espace et de ses composantes, si bien que les descriptions qui sont faites d’une ville ne construisent pas uniquement l’image de la ville, mais contribuent à sa construction même (Bontemps et al., 2018). D’autre part, l’image d’un territoire étant façonnée en partie par les récits et représentations médiatiques qui le dépeignent (Noyer et al., 2013), un film qui choisit pour titre le nom même d’un territoire contribue certainement à forger les représentations de ce territoire dans l’imaginaire collectif, et ainsi à faire évoluer son image. Comme tout territoire, la ville de Détroit et son nom évoquent une série d’images qui se sont cristallisées au cours du temps en un « fond discursif » qui compose un récit socio-spatial, lequel participe de la construction du territoire (Raoul, 2017).
Dans l’imaginaire collectif (d’abord américain mais aussi plus largement occidental), Détroit a servi de métaphore pour caractériser à la fois tout ce qui a fait la grandeur de l’Amérique dans la première moitié du 20e siècle, puis tout ce qui s’est fait de pire dans la seconde moitié du siècle (Georgakas et Surkin, 1999 [1975]). D’abord et toujours surnommée « Motor City », elle est le symbole du boom industriel qui s’est produit autour de l’automobile à partir de 1900 et de la mise en place du régime fordiste d’accumulation du capital. Elle devient le principal centre industriel de l’ère fordiste et, de même que Paris à la fin du 19e et au début du 20e siècle symbolisait l’entrée dans la culture de masse (Kalifa, 2001 ; Corbin, 2009 [1995]), Détroit devient à partir des années 1920 la ville qui incarne l’entrée dans l’ère de la consommation de masse. Elle acquiert alors le surnom de « Paris of the Midwest ». À partir des années 1970, souvent surnommée « Murder City » ou « Devil City », elle devient le symbole de la désindustrialisation, de la décomposition urbaine (urban decay) et des ruines industrielles2 des villes en déclin (shrinking cities) (Neill, 1995 ; Boyle, 2001 ; Steinmetz, 2009 ; Vidal, 2013), ainsi que de leurs conséquences sociales : chômage, pauvreté, délinquance et violence.
Dans cette trajectoire qui fait succéder à une croissance forte et rapide un long et profond déclin, les révoltes de 1967 restent largement considérées dans les discours médiatiques et ordinaires ainsi que dans l’imaginaire collectif américain comme le point de basculement de la ville vers le déclin (Ulbrich, 2011), et ce en dépit du travail des historiens qui ont montré que les principales causes du déclin (délocalisations des usines, désindustrialisation, fuite des classes moyennes blanches vers les quartiers résidentiels des suburbs) étaient apparues dès les années 1950 (Sugrue, 1996). Au début des années 2010, une nouvelle image de la ville émerge et désigne Détroit comme le « Nouveau Brooklyn » ou le Berlin des États-Unis (Sugrue, 2014). La ville est vue comme « the Wild West », un espace urbain presque vide et sauvage3 qui permet de réinventer de nouvelles formes culturelles et urbaines et de développer des pratiques alternatives et artistiques. Détroit devient alors l’une des capitales mondiales du mouvement « Do It Yourself » et des pratiques socioéconomiques alternatives (Paddeu, 2012 ; Kinder, 2016 ; Renoir, 2018, p. 234-247). Concomitamment, un nouveau régime urbain local s’est consolidé autour de discours et de politiques faisant référence à la créativité (Renoir, 2021) et les parties prenantes de ce régime urbain ont mis en place une stratégie délibérée de construction d’une marque territoriale à partir du design, notamment en obtenant le label Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) « Ville de design » en décembre 2015 (Renoir, 2019).
Dès lors, comment un film qui porte le nom d’un territoire et qui en produit une représentation se situe dans un contexte local de construction de marque territoriale ? Quelles médiations établit-il avec des acteurs territoriaux ? Quelle place cherche-t-il à occuper et quelle place lui accorde-t-on localement ? Nous faisons l’hypothèse que le film Detroit, en mettant en scène un événement devenu l’un des principaux stigmates de l’histoire de la ville, réactive l’« image héritée » du territoire (Noyer et Raoul, 2011) et entre en dissonance avec l’« image recherchée » (Ibid.) depuis quelques années par les décideurs locaux. Alors que la stratégie de marketing territoriale vise à mettre en avant certaines promesses consensuelles de la référence à la créativité (et au design), laquelle est associée à la modernité, à l’innovation, à la coopération (Andonova, 2015), à des valeurs de tolérance, d’ouverture et de multiculturalisme (Florida, 2002), le film de Kathryn Bigelow confronte Détroit à son histoire, toujours présente, marquée par les conflits raciaux et la violence. Ceci expliquerait les médiations plutôt faibles établies par l’équipe de production du film avec les acteurs institutionnels.
Nous explorerons ces pistes de réponse à partir d’une approche communicationnelle, à la fois socio-sémiotique et socioéconomique, dont l’objectif est de s’intéresser à la « circulation signifiante » (Verón, 1991) d’un objet culturel, le film Detroit, que nous analyserons dans toute son énonciation éditoriale, c’est-à-dire en prenant en compte « l’empreinte laissée par chaque corps de métier intervenant dans l’élaboration, la production, la circulation, la réception… du texte » (Souchier, 2007, p. 26). Cette étude du film comme objet matériel, culturel et discursif s’inscrira dans la perspective plus générale de travaux portant sur l’étude du rapport médias/territoires (Noyer et Raoul, 2011 ; Noyer et al., 2013 ; Raoul, 2017). Le cinéma, en tant que média, participe en effet de l’instance discursive qui produit du sens, des représentations et des formes de reconnaissance, condition même de l’existence d’un territoire (Noyer et Raoul, 2011, p. 16).
La méthodologie employée consiste à croiser des données de différentes natures afin de saisir la complexité des liens entre l’œuvre cinématographique et le territoire lui-même. Ainsi, nous ne produisons pas une analyse visuelle approfondie de l’œuvre cinématographique (son récit, son style, ses images et ses sons), même si nous y prêterons attention. Nous examinerons plutôt le film sous divers aspects : ses conditions de production, ses éléments de paratexte (son titre, son péritexte à savoir la communication médiatique voulue par les producteurs sur le film) (Genette, 1987), le traitement cinématographique qu’il fait de la ville de Détroit, et sa réception. Pour cela, nous nous appuyons, en plus du visionnage du film, sur un corpus d’une quarantaine de documents (présentation du film, interviews, critiques) issus de la presse ou de blogs anglophones (environ 30) et francophones (environ 10), sur des tables rondes filmées dans lesquelles interviennent la réalisatrice et d’autres commentateurs (journalistes, artistes, sociologues) et sur des entretiens semi-directifs avec des acteurs locaux à Détroit ayant participé à la campagne de communication du film. Les données concernant la ville de Détroit proviennent d’une enquête ethnographique de terrain (observation et entretiens semi-directifs, n = 42) réalisée au cours de trois séjours à Détroit (d’une durée totale d’un an entre janvier 2015 et septembre 2017) dans le cadre d’une recherche doctorale.
Après avoir examiné l’image recherchée depuis une dizaine d’années par les décideurs locaux à travers la construction d’une marque territoriale autour du design, nous analyserons le traitement que le film Detroit fait de l’image héritée du territoire, entre reconnaissance et appropriation.
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