Show cover
Couverture de Philippe Claudel : écrire et rêver les images (M. Joqueviel-Bourjea, A. Strasser, dirs) Show/hide cover

Contributeurs

Dominique Bonnet a fait des études d’espagnol à l’Université d’Aix-Marseille (France). Après sa maîtrise et son diplôme d’études approfondies (DEA), elle est partie enseigner pendant neuf ans à l’Université de Grenade (Espagne). Aujourd’hui docteure de l’Université de Huelva en Andalousie, elle y enseigne la langue et la littérature françaises. Sa thèse, qui porte sur l’adaptation cinématographique que Jean Giono fit du Platero y yo de Juan Ramón Jiménez, a été publiée en Espagne par la Fondation Juan Ramón Jiménez. Elle travaille sur la littérature française du 20e siècle et sur la littérature comparée et a écrit plusieurs articles sur des auteurs tels Jean Giono, Philippe Claudel, Vassilis Alexakis et Laura Alcoba dans diverses revues espagnoles, belges, françaises et américaines.

Germaniste de formation (agrégé d’allemand, maintenant retraité), Pierre Bonnet est d’abord passionné par la vie et l’œuvre de Franz Kafka, dont la fréquentation nourrit sa réflexion depuis de nombreuses années. En 2014, il a participé au congrès annuel du Conseil international d’études francophones (Cief) à San Francisco (États-Unis) en compagnie de Marie Joqueviel-Bourjea et Joëlle Cauville dans le cadre d’une session consacrée à l’œuvre de Philippe Claudel. En binôme avec Joëlle Cauville, sa communication avait pour titre « Réflexion sur l’intertextualité : une lecture “kafkaïenne” de L’Enquête de Philippe Claudel ». Il est notamment l’auteur de « Réflexion sur l’intertextualité : une lecture “kafkaïenne” de L’Enquête de Philippe Claudel », dans Joqueviel-Bourjea Marie, Cauville Joëlle et Bonnet Pierre, 2017, Philippe Claudel, un art du silence, deux études suivies d’un entretien avec Philippe Claudel et complétées par quatre inédits, Paris, Hermann, collection « Vertige de la langue ».

Spécialiste de l’œuvre de Paul Valéry à laquelle il a consacré de très nombreux ouvrages et articles, Serge Bourjea est professeur des universités émérite à l’Université Paul-ValéryMontpellier 3. Collaborateur de nombreuses revues littéraires en France et à l’étranger, il consacre l’essentiel de sa recherche aux « écritures » modernes et contemporaines, qu’elles soient françaises ou francophones, verbales ou picturales. Dernières publications : « Hantologie du Vieux-Colombier », Gide, Copeau, Schlumberger. L’Art de la mise en scène, Gallimard, collection « Les Entretiens de la Fondation des Treilles », Cahiers de la NRF, 2017 ; « Le Fantôme dans le miroir », Degas Danse Dessin – Hommage à Degas avec Paul Valéry, catalogue de l’Exposition du Musée d’Orsay, Gallimard – Musée d’Orsay, 2018 ; « Terpsichore : Paul Valéry et la Danse », Forschungen zu Paul Valéry, Université de Kiel, 2019 ; direction éditoriale (avec Marie Bourjea) de René Depestre, Cahier d’un art de vivre. Cuba 1964-1978, Actes sud, 2020.

Isabelle Dangy est l’auteure d’une thèse portant sur le thème de l’énigme dans l’œuvre de Georges Perec (Champion, 2002). Elle est membre du Cierec (Université Jean-Monnet Saint-Étienne) et son travail actuel concerne l’œuvre de divers écrivains contemporains – Jean Échenoz, Jean-Philippe Toussaint, Yves Ravey, Philippe Forest et celle de romanciers antérieurs tels que Jules Romains, André Dhôtel ou Michel Chaillou. Elle s’intéresse à la littérature japonaise et aux échanges qui ont lieu à l’époque contemporaine entre la littérature française et les cultures orientales. Dernières publications : L’Atelier du désordre, 2019 et Les Nus d’Hersanghem, 2022 aux Éditions Le Passage.

Lieven D’hulst est docteur en philologie romane et professeur émérite à l’Université catholique de Louvain (Belgique), où il a dirigé le groupe de recherche « Traduction et transfert interculturel ». Il est comparatiste et historien de la traduction. Il a écrit, édité ou coédité une trentaine d’ouvrages parmi lesquels : Histoire des traductions en langue française, Verdier, 2012 ; Essais d’histoire de la traduction. Avatars de Janus, Classiques Garnier, 2014 ; avec Yves Gambier, A History of Modern Translation Knowledge, John Benjamins, 2018 ; avec Kaisa Koskinen, Translating in Town. Local Translation Policies During the European 19th Century, Bloomsbury, 2020. Il est membre du comité éditorial de plusieurs revues internationales et ancien co-directeur de la collection « Traductologie » (Artois Presses Université). Il est également membre de l’Academia Europaea (Cambridge, Royaume-Uni).

Petr Dytrt est maître de conférences habilité à diriger des recherches et enseigne la littérature française moderne et contemporaine à l’Université Masaryk de Brno (République tchèque). Son parcours de chercheur s’oriente vers la production romanesque contemporaine qu’il envisage sous le prisme des notions de « modernité » et de « postmodernisme ». Sa thèse de doctorat a été consacrée à Jean Échenoz et la notion de postmoderne a donné lieu à son premier livre intitulé Le (Post)moderne des romans de Jean Échenoz : de l’anamnèse du moderne vers une écriture du postmoderne publié aux Presses de l’Université Masaryk. En 2012, il a dirigé un numéro spécial de la revue Études romanes deBrno consacré aux empreintes de l’Histoire du 20e siècle dans le roman francophone contemporain. Son deuxième livre, qui retrace le passage de la modernité solide vers une autre modernité « liquide » dans la société française à travers des textes de François Bon et Jean Rouaud, a paru en 2014 sous le titre La Modernité en questions. La modernité liquide dans les romans de Jean Rouaud et François Bon.

Francisco González est professeur de littérature française à l’Université d’Oviedo (Espagne). Spécialiste de littérature française moderne et contemporaine, depuis une quinzaine d’années, il consacre ses recherches au domaine de l’épistémocritique. Il est l’auteur des essais La Scène originaire de Madame Bovary, Literatura francesa del siglo XX, Esperando a Gödel : Literatura y matemáticas. Il a traduit en espagnol Au revoir Monsieur Friant de Philippe Claudel, Histoire du roi de Bohème et de ses sept châteaux de Charles Nodier, une anthologie des œuvres d’Antonin Artaud et plusieurs travaux d’Henri Poincaré. Il a également publié de nombreux articles sur Flaubert, Lautréamont, Proust, Artaud, Camus, Carrère, et dirigé plusieurs ouvrages collectifs.

Aude Jeannerod est maîtresse de conférences en langue et littérature françaises à l’Université catholique de Lyon et membre de l’unité de recherche Confluence : Sciences et Humanités. Sa thèse de doctorat, La Critique d’art de Joris-Karl Huysmans. Esthétique, poétique, idéologie, a été publiée en 2020 aux éditions Classiques Garnier. Ses recherches portent en premier lieu sur les rapports entre arts et littérature, du 19e siècle (Joris-Karl Huysmans, Émile Zola, Charles Baudelaire) au 21e siècle (Philippe Claudel, Jean-Philippe Toussaint, Atiq Rahimi). Elle s’intéresse également aux liens entre littérature et écologie et a dirigé avec Olivier Sécardin et Pierre Schoentjes le dossier « Littératures francophones & écologie : regards croisés » de la revue Relief (vol. 16, n° 1, 2022).

Marie Joqueviel-Bourjea est professeure des universités en littérature française contemporaine à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, membre du laboratoire Rirra 21 et responsable du programme transversal « Recherche en création – Recherches transdisciplinaires en poïétique : méthodologies, enjeux et savoirs inhérents aux processus créatifs ». Spécialiste de poésie, elle interroge plus largement les écritures d’aujourd’hui, dans une perspective à la fois poétique et poïétique. Sa recherche, qui recoupe le champ de l’esthétique, s’intéresse également aux arts plastiques et aux relations intermédiales entre poésie et peinture à la modernité (livre de dialogue, écriture et peinture, critique d’art des écrivains, imaginaire de l’atelier). Elle est aussi animatrice d’ateliers d’écriture depuis 25 ans et responsable depuis 2009 du diplôme universitaire « Animateur d’ateliers d’écriture » de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. Sur Philippe Claudel elle a publié, avec Pierre Bonnet et Joëlle Cauville, en dialogue avec l’auteur : Philippe Claudel, un art du silence (Hermann, 2017) ; la même année a paru « ‘‘Fissures, failles, fragments’’. Philippe Claudel, Quartier : une poétique des ‘‘espaces brefs’’ », dans Bisenius-Penin Carole (dir.), Lieux, littérature et médiations dans l’espace francophone (La Lorraine des écrivains), Nancy, PUN-Éditions universitaires de Lorraine, collection « Questions de communication, série actes », 2018.

Émilie Lechenaut est docteure en sciences de l’information et de la communication. Chercheure associée au Centre de recherche sur les médiations (Université de Lorraine), elle enseigne l’expression-communication au département « Gestion des entreprises et des administrations » de l’Institut universitaire de technologie Nancy-Charlemagne (Université de Lorraine). L’objet de ses recherches concerne l’étude des dispositifs visuels et narratifs du manga et plus récemment des jeux (visual novel, expressive game), mais aussi des applications de santé. Elle interroge le rôle de ces objets dans les pratiques info-communicationnelles et leur interaction avec l’usager dans la construction et la diffusion d’un savoir (gamification des pratiques), de représentations territoriales (espaces), identitaires (corps, sexualité, genre), sociales et culturelles, mais surtout en tant qu’objets de médiation et de prévention (harcèlement, santé, environnement).

Delphine Le Nozach est maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication et membre du Centre de recherche sur les médiations (Université de Lorraine). Ses travaux portent sur le placement de produits, le contenu de marques et les insertions publicitaires dans les fictions médiatiques. Elle a notamment publié Les Produits et les marques au cinéma (L’Harmattan, 2013), La Mise en scène des produits et des marques. Représentations, significations, publics (L’Harmattan, 2015), Le Grand Est au cinéma (PUN- Éditions universitaires de Lorraine, 2021).

Mara Magda Maftéi est professeure des universités à Bucarest et chercheure associée à l’Observatoire des écritures contemporaines françaises et francophones de l’Université Paris-Nanterre. Elle a été chercheuse invitée du Collège d’Études mondiales, Fondation maison des sciences de l’homme (2019). Titulaire d’un doctorat en littérature française (2009), d’un doctorat en histoire de la pensée économique (2007) et, plus récemment, d’une habilitation à diriger des recherches soutenue en 2021 à l’Université Paris-Nanterre, elle a publié notamment : Fictions posthumanistes (Hermann, 2022), Un Cioran inédit. Pourquoi intrigue-t-il ? (Yves Michalon-Éditions Fauves, 2016), Cioran et le rêve d’une génération perdue (L’Harmattan, collection « Ouverture philosophique », 2013). Elle a dirigé le n° 341/mars 2021 de la Revue des sciences humaines « Transhumanisme et Fictions posthumanistes » et codirigé un projet de recherche intitulé « Transhumanisme et posthumanisme entre réalités et imaginaires » à l’Université Paris-Nanterre.

Yves Ravey est né en 1953. Il a enseigné les lettres et les arts plastiques à Besançon. Ses romans et son théâtre sont publiés aux Éditions de Minuit. Paru en septembre 2022, son dernier livre a pour titre Taormine.

Pierre Schoentjes est professeur à l’Université de Gand (Belgique) où il enseigne la littérature française. Spécialiste de l’ironie (Poétique de l’ironie, Le Seuil, 2001) et de la représentation littéraire de la (Grande) guerre (Fictions de la Grande Guerre, Classiques Garnier, 2009), il interroge la littérature des 20e et 21e siècles dans une perspective européenne. S’intéressant de près à la littérature de l’extrême contemporain, il a lancé, en collaboration avec une équipe internationale, une publication électronique : la Revue critique de fixxion française contemporaine. Ses travaux actuels portent sur la littérature de l’extrême contemporain et sur l’écopoétique : Ce qui a lieu. Essai d’écopoétique (Wildproject, 2015). Poursuivant ses recherches sur les rapports entre littérature et environnement, il a publié en 2020 chez José Corti, Littérature et écologie. Le Mur des abeilles et Écrire la nature. Imaginer l’écologie. Pour Pierre Gascar (Droz, 2021). Plus récemment, il a publié Leurs regards se sont croisés. La rencontre avec un animal (Le Mot et le reste, 2022).

Anne Strasser est maître de conférences en langue et littérature françaises à l’Université de Lorraine et membre de l’équipe Littératures, imaginaire, sociétés. Ses recherches concernent les œuvres autobiographiques de Simone de Beauvoir et plus généralement la littérature autobiographique contemporaine : réflexions sur la notion d’identité, le récit de filiation, l’écriture du deuil, l’énonciation ainsi que sur la réception des écrits de soi. Elle a notamment étudié la réception par des lecteurs ordinaires des Années et de Mémoire de fille d’Annie Ernaux et travaille actuellement sur celle d’Une mort très douce et de La Cérémonie des adieux de Simone de Beauvoir. Elle étudie plus largement l’articulation entre l’intime et le collectif dans le roman français contemporain.